Partager l'article ! Opération reconversion: Nous sommes jeunes… Nous sommes qualifiés (bac + 5, 6, 7, 8...)… La pression démographique fai ...
BY ART
Nous sommes jeunes…
Nous sommes qualifiés (bac + 5, 6, 7, 8...)…
La pression démographique fait de nous autres jeunes gens ayant moins de quarante ans, une richesse rare, donc chère…
Le chômage ce ne sera clairement pas pour nous….
Nous sommes destinés à devenir des JCD (Jeunes Cadres Dynamiques) et à vivre sans problèmes financiers…
Alors heureux ?
Et bien non. Enfin, là je parle pour la gente féminine puisque après de récentes discussions avec une bande de littéraires ratées (il n’y avait que des filles), moi-même étant une commerciale ratée, voilà le problème :
1)
On n’a pas envie de devenir cadre dans une société du CAC 40. On ne veut pas être noyées dans la masse des salariés d’une grosse boîte.
2) On veut des responsabilités. Finis les dictateurs qui nous servent de boss pendant nos stages et qui nous prennent pour des machines à café.
Pourtant, on n’est pas carriériste (trop fatiguant) et on n’a pas les dents qui rayent le plancher (c’est bon ni pour les dents ni pour le plancher), et on en a marre de la compétition usante entre collègues (surtout quand on bosse avec d’autres filles).
Pourtant on ne veut pas travailler jusqu’à des heures indécentes, être boutonneuses et cernées,
désagréables, anorexiques, cocaïnomanes, toxicomanes, caféinomanes, maniacodépressives,
insomniaques…
3) On rêve régulièrement d’être boulangère, infirmière, voire pompière, bref de faire n’importe quel métier dans lequel on ne se sert pas exclusivement de son cerveau et dans lequel on puisse être en contact direct avec les gens.
Pourtant au fond on est des intellos et on veut continuer à se prendre le chou sur des problèmes sans fond.
Alors comme ce blog cherche à être constructif (si, si je vous jure) voici des solutions adaptées à la personnalité de chacun pour envisager des lendemains qui chantonnent…
Pour ceux/celles qui se sentent une âme de martyr et sacrifient volontiers leur vie à la cause.
Accessoirement pour ceux/celles qui sont quand même un tout petit peu, à peine à peine, carriéristes.
Bosser comme une tarée, être boutonneuse et cernée, désagréable, anorexique, cocaïnomane, toxicomane, caféinomanes, maniacodépressive, insomniaque…accéder au pouvoir suprême, s’installer à la présidence et de là faire changer les choses, notamment instaurer le droit de travailler assis par terre en tailleur si c’est comme cela qu’on est le plus efficace, inciter à la « power nap » de 20 minutes entre midi et deux…Bref, tout ce qui pourrait nous donner envie d’être salarié.
Pour les petits génies, ou simplement les gens un brin débrouillards
Créer une entreprise, ce qui nécessite soit d’avoir une idée de génie, soit d'investir un secteur porteur après une sérieuse étude de marché.
Ensuite, à nous la liberté. On a des responsabilités, mais on peut travailler dans une ambiance décontractée. Si on galère, au moins on galère avec des associés qu’on aura choisit et non pas des inconnus imposés, qu’on ne peut plus encadrer au bout de trois mois et qui guettent avec impatience le moment où on se prendra les pieds dans le tapis.
Ici le BPI (Business Plan Illustré) de « La vache crêpière », ou un bon exemple d’idée de génie.
Enfin, pour ceux/celles qui auront poussé la logique jusqu’au bout et qui se sentent une vocation d’ermite.
Se reconvertir dans un secteur d’activité différant totalement du secteur d’origine. C’est tout-à-fait possible même s’il faut passer par la case « purgatoire » c’est-à-dire un an en CDI (juste le temps d’avoir envie de partir finalement). La solution : le CIF à ne pas confondre avec le détartrant du même nom. Le CIF donc, congé individuel de formation, « s’adresse aux salariés en CDI, qui travaillent depuis au moins un an dans la même entreprise. Si c’est votre cas, vous pouvez prendre un congé d’un an maximum pour un stage à temps plein, et un congé d’une durée de 1 200 heures pour un stage de formation à temps partiel. Selon votre rémunération, vous continuerez à percevoir entre 80 à 100 % de votre salaire pendant toute la durée du CIF. »
En gros, vous faites une formation d’un an, gratos, et en plus vous continuez à être payé.
C’est ainsi que le cadre sup. se change en un an en un ébéniste, un cuisinier, un peintre…
ici, l’exemple le plus extrêêêême : la reconversion en berger.
Bien sûr, les trois catégories évoquées se recoupent et s’additionnent pour que chacun trouve le job qui lui convienne.
D’ailleurs, le top c’est de cumuler les trois cas de figures en partant du dernier :
Se reconvertir dans un secteur manuel porteur, créer sa boîte pour avoir des responsabilités et travailler assis en tailleur, faire un tabac, accéder au pouvoir suprême, s’installer à la Présidence et faire changer les choses...
Très bonnes, les illustrations... (en revanche l'intro fait un peu dans le poncif facile!)
J'aime la vache crêpière. Qui a dessiné? Toi?
Trop bien ton article cousine, si seulement plus de filles pensaient comme toi...
Je suis loin d’être macho contrairement à ce que pense la quasi-totalité de mes potes (filles), simplement, avec la mère que j’ai, je suis bien placé pour savoir que les femmes non carriéristes peuvent être « des intellos » et aiment « se prendre le chou sur des problèmes sans fond ».
En ce jour de la fête des mères, spéciale dédicace à maman, lectrice assidue de ce blog :
Maman, tu es dix fois plus intelligente que beaucoup de filles de ma promo qui n’ont lu ni Raspail ni Volkoff (elles ne pourraient pas comprendre), qui n’ont qu’une ambition, c’est de faire de la com’fi à la So-Gé en back-office, qui seraient bien incapable d’élever/d’aimer ne serait-ce qu’un enfant, bref, qui ne vendent pas vraiment de rêve.
Mum, j’te kisse, j’te kiffe, j’te love,
Bonne fête.
J'ai droit à 48kg...je t'en rapporte une tte mignonne?
Dans ton inventaire je rajoute le statut d'étudiante en école d'ingé qui se reconvertit en instit'...
Je craque dans les révisions!!! Je me convertit en sociologue, pédagogue, psychologue, philosophe, tout ce que j'avais sciemment quitté...
Enfin, au détour des révisions, on tombe sur de belles perles, pondues par des spécialistes de l'éducation : "Tandis qu'il serait désirable d'enseigner que le livre n'est qu'un pensée sujette à erreur" CQFD...
Bon Tété, accroche-toi...
C'est vrai que tu ne respecte pas trop le modèle développé dans l'article puisque tu passe d'étude d'ingé à prof (on avait dit reconversion MANUELLE) quoique qu'il va bien falloir que tu passes par la case pâte à sel et papier maché!
On a déjà eu une ère féministe qui nous a amené à la double journée, la liste de vos desiderata me fait penser que vous voulez tout et là, je ne vous découragerai certainement pas, l'ambition de devenir une présidente de la république française après avoir gardé des brebis me semble un cursus très cohérent. (Cyrille veut bien être roi, lui, pourquoi tu ne voudrais pas être présidente ?) Y en a un même qui perd ses brebis et on l'appelle le bon pasteur, alors...
Cependant, n'oubliez pas que L'Homme attendra de vous que vous soyez une bonne cuisinière en plus d'être une courtisane (genre : je n'ai que ça à faire mon chéri : t'attendre en me faisant les ongles !) et les enfants que vous soyez des mamans fées, genre Mary Poppins...
Présentez la moi surtout la future présidente, mannequin, manuelle, courtisane, Mary¨Poppins et Mère Brasier à la fois, je veux voir !!!
Mais comme vous pouvez le constater d'après les déclarations de Cyrille, même si vous n'êtes qu'une pauvre intello qui aime se prendre le chou, incapable d'une idée géniale, pas manuelle pour deux sous, même l'idée de garder des brebis me paraît au dessus de mes forces, votre mari et vos enfants vous kisseront, vous kifferont et vous loveront... alors croyez moi, le reste on s'en fout !!!
Ceci dit, c'est la que mon idée est géniale, puisqu'en créant une boîte, que ce soit une boîte d'intellos ou de manuels, ou d'élevage de brebis ou les trois à la fois, on se donne la possibilité de travailler différement. Quand je dit travailler assise en tailleur, ça veut aussi dire essayer d'avoir un rythme compatible avec la vie de famille.
Petite rectification aux données de base de ton article : on peut être infirmière et se prendre le chou avec des problèmes sans fond ; la preuve ? Sophie est en train de lire Hadjadj...
Carrément Laurence, je suis trop d’accord avec toi, les femmes aujourd’hui sont obligées de travailler sauf si elles épousent un milliardaire. Elles (la plupart) croient avoir gagné la liberté de travailler alors qu’elles ont en fait gagné l’obligation de travailler. Je ne veux pas rentrer dans une réflexion marxiste mais il faut reconnaître que la femme qui travaille à l’usine y a moins gagné que Liliane Betancourt PDG de l’Oréal. C’est pourquoi on n’a jamais vu une ouvrière féministe. Les féministes comme toutes les figures de mai 68 sont des bobos.
(Si ce n’était pas le cas, les manifs n’auraient pas eu lieu entre le boulevard st Germain et la rue Gay Lussac !)
au fait, pourquoi vous traitez-vous d'"intellos râtées"?
Mais non Cyrille n'est pas macho; mytho l'allusion à la rue Gay Lussac! Elle a tout raté elle revient de Corèze, elle a tout laissé elle n'écoute plus John Baez, certaines chansons ont perdu leur magie...
Pour le rôle de la savante folle, c'est elle qui a eu l'idée de la "vache crêpière" (evidemment): Ségo
Pour le rôle de la littéraire ratée qui se paye un trip retour à la nature, vous l'aurez deviné suite à ses récentes déclarations: Rapha (elle a déjà fait un stage de traite d'une semaine)
Pour le rôle de la vendeuse acharnée, communicante, comptable...(hé oui il faut bien que notre cher père bénéficie d'un petit retour sur investissement après avoir laissé un bras pour payer l'école de commerce): Moi- même.
A terme, si l'activité se développe, il va nous falloir d'autres personnes à la traite et là je pense qu'on pourrais proposer une formule "séminaire" pour cadre stressés où il payeraient bien cher pour avoir une semaine de retour à la nature et par la même occasion ils apprendraient à traire et soulageraient un peu Rapha d'un boulot qui s'annonce physique.
Si vous voulez vous agréger au projet, n'hésitez plus la porte est ouverte. revenus non garanti les deux premières années!
Mamisa,même combat, nous on est certainement pas des intellos ratées et ne te sens tu pas une âme de maman de présidente (tu sais, on inventerait le "concept" d'éminence grise matinée de régente, un mix du père Joseph et de Catherine de Médicis...de toutes manières, aujourd'hui dès que tu as dit concept, tu as gagné les élections) Ceci pour un futur proche quand Cyrille sera roi et une de tes filles présidentes !
je défile virtuellement et j'aimerais faire grève (mais j'ai peur d'un soulèvement des masses familiales) pour que naisse enfin LA vraie réforme-rupture-féministe-antiesclavagiste du salaire maternel auquel tu ajouteras le coupon scolaire : je suis pour une citoyenneté adulte, responsable, libre afin que naissent et vivent LES VACHES CRÊPIERES
Ceci dit, moi aussi je lis Hadjadj ce qui porte le montant des lectrices à 4, plus Bon Papa à qui on l'a offert...
Histoire de pousser la réflexion... ;-)
Goethe, Wilhelm Meister, première partie, Les Années d’Apprentissage, Livre VII, chapitre VI.
« Mais quelle satisfaction inexprimable fut la mienne, le soir où je l’entendis parler des femmes. La conversation tomba tout naturellement sur ce sujet ; quelques dames du voisinage étaient venues nous voir et avaient tenues les propos habituels sur l’éducation des femmes : « on est injuste avec notre sexe, disait-on, les hommes veulent se réserver toute la culture d’un certain niveau, on ne nous permet l’accès à aucune science, on ne nous veut qu’en poupées ou en ménagères. » Lothaire ne prit pas grande part à cet entretien, mais quand la société se trouva moins nombreuse, il exprima à son tour ouvertement son opinion sur le sujet : « Il est étrange, s’écria-t-il, qu’on puisse blâme l’homme quand il prétend mettre la femme à la plus haute place qu’elle soit capable d’occuper ; et qu’y a-t-il de plus élevé que la direction de la maison ? Tandis que l’homme se tracasse pour les affaires extérieures et qu’il faut amasser et préserver ses richesses ; tandis qu’il prend part aux affaires de l’Etat, qu’il est toujours tributaire des circonstances et, pour ainsi dire, croyant tout gouverner et ne gouvernant rien, forcé d’agir par politique quand il voudrait agir par raison, dissimulé quand il voudrait être franc, faux où il souhaiterait d’être honnête ; tandis qu’à chaque instant, pour un but qu’il n’atteindra pas, il sacrifie le but suprême qui est l’harmonie avec soi-même,
- pendant ce temps, une sage ménagère règne effectivement dans son intérieur et procure à sa famille toutes les occasions de travailler et d’être heureuse de son sort. Quel est le plus grand bonheur de l’homme, sinon d’exécuter ce qu’il tient pour juste et bon ? D’être réellement maître de ses moyens pour atteindre son but ? Et notre but le plus immédiat, où peut-il, où doit-il se placer, sinon à l’intérieur de la maison ? Tous ces besoins sans cesse renaissants, toujours indispensables, où les attendons-nous, où les développons-nous, sinon là où nous nous levons et nous couchons, là où la cuisine, la cave et toute espèce de réserves doivent être toujours prêtes pour nous et pour les nôtres. Quelle activité régulière ne faut-il pas mettre n œuvre pour donner à cette ordonnance qui se répète sans arrêt une continuité ininterrompue et toujours vivante ! Qu’ils sont rares ; les hommes à qui il est donné de revenir régulièrement, en quelque sorte à la manière d’un astre, pour présider au jour aussi bien qu’à la nuit, de fabriquer leurs outils domestiques, de semer et de récolter, de conserver et de dépenser, et de parcourir ce cycle dans la paix, dans l’amour et avec profit ! Une fois que la femme a pris en main ce gouvernement intérieur, c’est alors et par là qu’elle fait de son mari qu’elle aime, le seul maître de la maison ; sa sollicitude attentive lui acquiert toutes les connaissances, et son activité sait les utiliser toutes. Elle ne dépend alors de personne et procure à son mari la véritable indépendance, celle de la maison, de l’intérieur ; ce qu’il possède, il est sûr de le conserver ; ce qu’il acquiert, il le voit bien employé ; il peut désormais se consacrer tout entier à de grandes entreprises, et si le sort le favorise, être pour l’Etat ce que sa femme sait si bien être pour la maison. »