Samedi 24 mai 2008 6 24 /05 /Mai /2008 18:02

Nous sommes jeunes…

Nous sommes qualifiés (bac + 5, 6, 7, 8...)…

La pression démographique fait de nous autres jeunes gens ayant moins de quarante ans, une richesse rare, donc chère…

Le chômage ce ne sera clairement pas pour nous….

Nous sommes destinés à devenir des JCD (Jeunes Cadres Dynamiques) et à vivre sans problèmes financiers…

Alors heureux ?

 

Et bien non. Enfin, là je parle pour la gente féminine puisque après de récentes discussions avec une bande de littéraires ratées (il n’y avait que des filles), moi-même étant une commerciale ratée, voilà le problème :

 

1)      On n’a pas envie de devenir cadre dans une société du CAC 40. On ne veut pas être noyées dans la masse des salariés d’une grosse boîte.

2)      On veut des responsabilités. Finis les dictateurs qui nous servent de boss pendant nos stages et qui nous prennent pour des machines à café.

Pourtant, on n’est pas carriériste (trop fatiguant) et on n’a pas les dents qui rayent le plancher (c’est bon ni pour les dents ni pour le plancher), et on en a marre de la compétition usante entre collègues (surtout quand on bosse avec d’autres filles).

Pourtant on ne veut pas travailler jusqu’à des heures indécentes, être boutonneuses et cernées,                 désagréables, anorexiques, cocaïnomanes, toxicomanes, caféinomanes, maniacodépressives,                     insomniaques…

3)      On rêve régulièrement d’être boulangère, infirmière, voire pompière, bref de faire n’importe quel métier dans lequel on ne se sert pas exclusivement de son cerveau et dans lequel on puisse être en contact direct avec les gens.

Pourtant au fond on est des intellos et on veut continuer à se prendre le chou sur des  problèmes sans fond.

 

Alors comme ce blog cherche à être constructif (si, si je vous jure) voici des solutions adaptées à la personnalité de chacun pour envisager des lendemains qui chantonnent…

 

Pour ceux/celles qui se sentent une âme de martyr et sacrifient volontiers leur vie à la cause.

Accessoirement pour ceux/celles qui sont quand même un tout petit peu, à peine à peine, carriéristes.

Bosser comme une tarée, être boutonneuse et cernée, désagréable, anorexique, cocaïnomane, toxicomane, caféinomanes, maniacodépressive, insomniaque…accéder au pouvoir suprême, s’installer à la présidence et de là faire changer les choses, notamment instaurer le droit de travailler assis par terre en tailleur si c’est comme cela qu’on est le plus efficace, inciter à la « power nap » de 20 minutes entre midi et deux…Bref, tout ce qui pourrait nous donner envie d’être salarié.

 

Pour les petits génies, ou simplement les gens un brin débrouillards

Créer une entreprise, ce qui nécessite soit d’avoir une idée de génie, soit d'investir un secteur porteur après une sérieuse étude de marché.

Ensuite, à nous la liberté. On a des responsabilités, mais on peut travailler dans une ambiance décontractée. Si on galère, au moins on galère avec des associés qu’on aura choisit et non pas des inconnus imposés, qu’on ne peut plus encadrer au bout de trois mois et qui guettent avec impatience le moment où on se prendra les pieds dans le tapis.

Ici le BPI (Business Plan Illustré) de « La vache crêpière », ou un bon exemple d’idée de génie.


 Enfin, pour ceux/celles qui auront poussé la logique jusqu’au bout et qui se sentent une vocation d’ermite.

Se reconvertir dans un secteur d’activité différant totalement du secteur d’origine. C’est tout-à-fait possible même s’il faut passer par la case « purgatoire » c’est-à-dire un an en CDI (juste le temps d’avoir envie de partir finalement). La solution : le CIF à ne pas confondre avec le détartrant du même nom. Le CIF donc, congé individuel de formation, « s’adresse aux salariés en CDI, qui travaillent depuis au moins un an dans la même entreprise. Si c’est votre cas, vous pouvez prendre un congé d’un an maximum pour un stage à temps plein, et un congé d’une durée de 1 200 heures pour un stage de formation à temps partiel. Selon votre rémunération, vous continuerez à percevoir entre 80 à 100 % de votre salaire pendant toute la durée du CIF. »

En gros, vous faites une formation d’un an, gratos, et en plus vous continuez à être payé.

C’est ainsi que le cadre sup. se change en un an en un ébéniste, un cuisinier, un peintre…

ici, l’exemple le plus extrêêêême : la reconversion en berger.
 

Bien sûr, les trois catégories évoquées se recoupent et s’additionnent pour que chacun trouve le job qui lui convienne.

D’ailleurs, le top c’est de cumuler les trois cas de figures en partant du dernier :

Se reconvertir dans un secteur manuel porteur, créer sa boîte pour avoir des responsabilités et travailler assis en tailleur, faire un tabac, accéder au pouvoir suprême, s’installer à la Présidence et faire changer les choses...

Par laurence - Publié dans : pourquoi, mais pourquoi?...
Ecrire un commentaire - Voir les 17 commentaires
Retour à l'accueil
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus