Humeur: La formidable histoire de Nicolas Surdeluy
Il était une fois l’histoire de Nicolas Surdeluy, homme modeste de taille et d’esprit, pas fin mais finaud s’agissant des choses du pouvoir, apprécié chez les dames pour ses attributs, et ses épithètes. Pourtant, il semble que ce portrait proche de la réalité n’ait pas suffit à combler Cruella, son élue d’antan (la deuxième, et non la dernière), qui se fait la malle en plein été, lui imposant une abstinence redoutable en période de grosses chaleurs. Enfin, ne nous dupons pas, Nicolas qui, comme nous l’avons déjà suggéré, ne compte plus ses trophées féminins, ne se sera pas abstenu bien longtemps. On le dit chaud lapin... Mais ce sont ses électeurs qui s’en mordent les doigts, regrettant eux de ne pas s’être abstenu un jour de plus en ce dimanche matin fatal du 22 avril 2007. Passons. Défaits les liens du mariage qui le retenaient prisonnier d’un panier unique aux côtés de sa belle en Dior. Nicolas enfin s’amuse : une tournée aux Etats-Unis chez son ami texan, paré de ses midinettes de ministres Rachida, Rama et autres Christina, une journaliste de la deuxième chaîne qu’il se met dans la poche, et dans la couche, une virée sur le yacht de son copain de l’industrie du papier et un beau jour, au cours de ce dîner mémorable qui restera gravé dans son cœur, Nicolas qu’on croyait froid, insensible, calculateur et carnassier, et dont on espérait le forfait rapide pour cause d’hypertension artérielle -mal nous en a pris-, croise le regard de la belle Carla Rubi, bientôt sa princesse et temporairement, son plan cul. Avec elle il irait n’importe où : Louxor, Madras, Disneyland... Elle lui donne les ailes qui lui manquaient pour éviter les déjections canines du parc de l’Elysée pendant son jogging quotidien. Et, chance pour lui, elle semble lui courir après. Tels deux âmes sœurs -on pourrait presque y croire si on ne connaissait leur passif, impressionnant pour ce qui est de Carla qui s’est quand même tapé Eric Clapton-, tels deux âmes sœurs donc, ils s’affichent inséparables : on les surprend sortant du Bristol, main dans la main, leurs yeux amoureux dissimulés derrière une paire de RayBan, ou en vacances, lui portant sur ses épaules le fils de sa belle, père modèle de la famille recomposée modèle, et elle jouant au pied du Sphinx avec son fils à lui ; échange de bons procédés. Et on en fait tout un plat : oubliée la fameuse visite du colonel mal élevé, à qui on avait expédié Cruella pour récupérer une poignée d’infirmières ; oublié aussi le fiasco de la pseudo-pas-Constitution-européenne-qui-en-fait-en-est-une... Carla lui écrit des SMS pendant le conseil des ministres, il sourit furtivement, elle a sur lui l’effet bienfaiteur de poissons rouges dans un bocal : elle le calme. Ainsi paré de sa grande bringue qui l’oblige à porter des talonnettes, il se sent invulnérable ; et peu importe ce qui peut bien se passer au Tchad ou ailleurs, il se répand en embrassades avec son nouveau beau-père que déjà il adore. Alors, Nicolas et Carla, un conte de fées ? Pourvu que Cruella n’ait pas l’idée d’écrire un bouquin vert d’un côté et rouge de l’autre...