Le Lac des Cygnes

Publié le par laurence

C’est encore toute émue (devrais-je dire toute tremblante) que j’écris ce petit billet…

Je rentre du Grand Théatre de Shanghai où je suis allée voir le Lac des Cygnes.

 

 

 

D’abord, le Théatre est magnifique, ensuite, le Lac des cygnes, rien que le nom m’a toujours fasciné, enfin, les danseurs de l’Australian Ballet sont véritablement des génies…

 

 

 

Je vous raconte brièvement l’histoire, parce que si tout le monde sait siffloter le célèbre air de l’acte IV, quand il s’agit de savoir de quoi çà parle ( ou plutôt de quoi çà danse), il n’y a plus personne !

 

 

 

Juste après son mariage avec le prince Siegfried, Odette découvre que celui-ci est en fait amoureux de la Baronne. Elle fait une grave dépression et est envoyé au sanatorium. Là, elle s’évade de sa vie brisée en faisant le rêve récurrent d’un lac habité par un ballet de cygnes, qui chaque nuit lui font croire qu’elle est l’unique aimée du Prince. Une fois guérie, elle débarque par surprise à une fête donnée par la Baronne à laquelle elle n’a bien sûr pas été conviée. Là, sa calme beauté et son sang-froid impressionne le Prince qui retombe amoureux d’elle (décidemment, ce Prince, il ne sait pas ce qu’il veut…). Mais la Baronne veille au grain et essaye de faire emmener Odette de force au sanatorium. Celle-ci s’enfuit en courant dans la nuit menaçante. Le Prince la retrouve au bard d’un lac qui ressemble étrangement à celui qui hantait les rêves d’Odette. Là, ils s’étreignent une dernière fois (mais çà il ne le savent pas encore), la Baronne furieuse débarque. Odette comprend alors qu’elle ne vivra jamais un amour paisible et s’enfonce dans le lac, se fait happer par le fond sombre…

 

 

 

Je crois qu’on est attiré par le ballet parce que même dans les plus terribles douleurs et troubles moraux, les protagonistes restent beaux. L’acte le plus remarquable à ce titre est bien sûr le dernier où explose toute l’esthétique tragique de la pièce. On prend plaisir à voir couler la belle Odette  (au propre et au figuré).

Et là je pose la question : pourquoi aimons-nous les histoires qui se terminent mal ?

Publicité

Publié dans Shanghai

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
Ah au fait Ombeline, j'ai enfin vu ton fameux cousin de Shanghai! Très sympathique!
Répondre
L
l'histoire se termine vraiment mal, je crois, enfin, elle meurt...<br /> mais j'aime bien les histoires qui se finissent mal, parce qu'elle nous évitent le mielleux du happy end, donc je suis contente!<br /> çà se tient, merci mamisa...
Répondre
M
cette histoire se termine-t'elle vraiment mal?<br /> cette fin tragique, quasi expiatoire n'est-elle pas la seule digne de la belle Odette? l'imagines tu, si passionnée, se satisfaire d'une sorte de "ménage à trois", ou croupir de désespoir dans un sanatorium en attendant la mort?<br /> la fin, à défaut d'être "belle", pourrait être heureuse: la méchante baronne meurt de jalousie(un bon petit infarctus qui ne pardonne pas-bien fait pour elle-), le prince se repend, Odette pardonne à sa façon, héroïquement,....ils vivent heureux longtemps...entourés de nombreux enfants...<br /> mais ne serait-ce pas trop humain, trop raisonnable?...<br /> c'est justement parce que cette histoire se termine bien, c'est à dire conformement à ce que tu espérais, que, toute vibrante de plaisir et d'émotion, tu regardes, sans regret, couler la belle Odette!<br />  
Répondre
O
Moi aussi j'ai été voir le lac des cygnes, mais à Paris et c'est vrai que c'est splendide ! Merci pour la petite histoire !
Répondre
M
je doit etre bizarre mais j'avoue ne pas aimé les histoires qui se finissent mal
Répondre