La guerre aux décibels
Dans quelques endroits stratégiques de Shanghai, on remarque des écrans géants marchant à l'éléctricité solaire (décidement, Shanghai vire au vert) où défilent des numéros indiquant le degré de pollution sonore de l'endroit en question. Ainsi le croisement entre Siping Lu et Hainig Lu affiche un beau 81,2 % (en pleine zone rouge), ce qui signifie mal de crâne garanti si on y reste à proximité plus de trois minutes. 

Mais tout cela va changer. En effet, à l'approche des JO 2008 et de l'expo 2010, Shanghai a le soucis d'apparaître come une ville paisible (!) où il fait bon vivre. La première mesure significative visant à réduire le bruit et à faire basculer la ville en zone verte (cad en dessous de 70% de pollution sonore) est l'interdiction pour les taxis de klaxonner. Ceux-ci avaient en effet la désagréable habitude de se diriger au bruit rendant les trajets assez pénible pour les pauvres passagers. Désormais, les taxis shanghaiens risque l'amende pour coups de klaxons intempestifs et ça marche. Même si les conducteurs se crispent sur le volant à chaque intersection et ont remplacé le klaxon par des hurlements de rage, ils redécouvrent peu à peu l'usage finalement assez pratique du clignotant!
On ne peut pas dire cependant que les shanghaiens nagent dans un oasis de tranquilité. En effet, certains autres bruits répétitifs tendent à perdurer et semblent plus difficiles à éradiquer. Ainsi, que dire de ce doux bruit de perceuse qui vous suit partout (jusque dans votre lit à 6h du matin, quand des ouvriers ont décidé que c'était une heure adéquate pour refaire le plafond de l'appart du dessous), où des sonos des magasins crachant leurs pubs et tubes chinois rendant une traversée de Nangjing lu (la rue commercante) tout simplement ingérable?...
Bref, à moins d'inventer la tourneuse-fraiseuse silencieuse, Shanghai restera toujours Shanghai, et il semblerait bien que les taxis aient été les bouc-émissaires symbolique d'une volonté politique admirable mais malheureusement peu réaliste.


Mais tout cela va changer. En effet, à l'approche des JO 2008 et de l'expo 2010, Shanghai a le soucis d'apparaître come une ville paisible (!) où il fait bon vivre. La première mesure significative visant à réduire le bruit et à faire basculer la ville en zone verte (cad en dessous de 70% de pollution sonore) est l'interdiction pour les taxis de klaxonner. Ceux-ci avaient en effet la désagréable habitude de se diriger au bruit rendant les trajets assez pénible pour les pauvres passagers. Désormais, les taxis shanghaiens risque l'amende pour coups de klaxons intempestifs et ça marche. Même si les conducteurs se crispent sur le volant à chaque intersection et ont remplacé le klaxon par des hurlements de rage, ils redécouvrent peu à peu l'usage finalement assez pratique du clignotant!

On ne peut pas dire cependant que les shanghaiens nagent dans un oasis de tranquilité. En effet, certains autres bruits répétitifs tendent à perdurer et semblent plus difficiles à éradiquer. Ainsi, que dire de ce doux bruit de perceuse qui vous suit partout (jusque dans votre lit à 6h du matin, quand des ouvriers ont décidé que c'était une heure adéquate pour refaire le plafond de l'appart du dessous), où des sonos des magasins crachant leurs pubs et tubes chinois rendant une traversée de Nangjing lu (la rue commercante) tout simplement ingérable?...
Bref, à moins d'inventer la tourneuse-fraiseuse silencieuse, Shanghai restera toujours Shanghai, et il semblerait bien que les taxis aient été les bouc-émissaires symbolique d'une volonté politique admirable mais malheureusement peu réaliste.
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